BIO

Poley Luard, née en 1976, pratique la photographie depuis l'âge de dix-huit ans. De cette passion elle décide de faire un métier. Le coup de foudre s'opère face à une image en noir et blanc d'Ellen Von Unwerth. Depuis, l'idée de sublimer le banal et de certains de ses fantasmes photographiques l'obsède. 

Quelques années après son arrivée à Paris, et après deux ans de touche-à-tout au sein du laboratoire Négatif +, elle assiste Philippe Biancotto, grand portraitiste de mode. Parallèlement, elle commence une activité de graphiste-retoucheuse en free lance, et commence à travailler pour quelques marques parisiennes. Des deux années d'apprentissage photographique avec son «  maître »  Biancotto, elle retient le « lâcher-prise », et l'envie de ne pas se formater aux tendances (en opposition avec son travail de retoucheuse, à l'époque de l'explosion de Photoshop et de ses abus).

Après quelques clichés de comédiens et deux saisons de retouche au sein du laboratoire Processus, elle devient chef de studio de l'agence de communication Tiss Info spécialisée dans le prêt-à-porter. Pendant seize ans, elle assiste à la production, shoote quelques catalogues, gère le studio PAO, de l'élaboration du produit jusqu'à la finition et la livraison chez l'imprimeur. 

De l’univers de la mode qu'elle a su quitter pour voyager à travers le monde puis regarder grandir son enfant, elle bifurque vers la musique, son autre échappée. Sa rencontre avec le groupe Radiosofa est à l’origine de la création de sa maison d'édition, Les Fascinantes, qui publie son premier livre de photographies en 2011, documentant la formation rouennaise en tournée : Un an avec Radiosofa. Depuis, Poley pose son regard sur la musique, jusqu’à devenir la photographe du festival Rush, organisé par le 106 au printemps 2017 à Rouen. Cette même année, elle intègre l’équipe du magazine DIY Equilibre Fragile, sort son deuxième livre Impression(s), et devient rédactrice pendant deux ans en retrouvant un vieux plaisir d'écrire.

Certains disent d’elle qu’elle est le professionnalisme percuté par la fantaisie, et elle trouve que ça lui va bien.

Aujourd'hui membre de la Scop 276 à Rouen, elle a pris un virage beaucoup plus en adéquation avec ses envies artistiques.

 


CV